Le smic à 1 700 euros, c’est réalisable (Front de gauche)

Il y a un mythe comme quoi le « smic à 1700 euros serait irréalisable. » Prenons un par un les arguments de ceux qui affirment que ce smic serait irréalisable…

A ceux qui nous disent que le SMIC à 1700 euros, ça ne tient pas la route, nous devons leur retourner la
question suivante : « est-ce que ça tient la route une société où on demande aux salariés de vivre avec 1000 euros par mois ? Aujourd’hui, le SMIC, c’est 120 euros de plus que le seuil de pauvreté. Ça tient la route ca ?
Peut on vivre décemment, se soigner, se loger, manger, s’instruire etc avec 1000 €/mois ? » On l’a vu,
notre pays n’a jamais été aussi riche. La richesse est le produit du travail collectif de la société toute entière.
Où sont passés les gains de productivité de ces 50 dernières années ? Nous avons le devoir moral de
mieux repartir la richesse produite par tous. Nous le devons.  Pourquoi les salariés ne pourront pas être
augmentés alors que les patrons du CAC40 se sont augmentés de 23% en 2011.

Ces analyses viennent pour la plupart de l’Institut de l’entreprise, ce petit organisme comprends comme participant des gens comme Henri Proglio, Henri de Maistries ou l’ineffable Ernest-Antoine Seilière. Les autres membres moins connus viennent quasiment tous du monde de la banque, d’EDF/GDF, ou de l’assurance. On peut se douter de leur objectivité. Pourquoi ne pas demander à des économistes du CNRS ou des chercheurs ?
Nous savons tous qu’ils sont opposés idéologiquement à Mélenchon et serait les plus touchés par le programme du front de gauche. En plus, ils ne précisent pas les presque 200 Milliards d’euros de recettes prévues.
« Le smic à 1700 euros favoriserait la délocalisation ».
Cela ne tient pas la route car seul 5% des emplois au SMIC sont délocalisables. En effet, les Smicards
sont dans des secteurs non-délocalisables comme par exemple l’hôtellerie-restauration (41%), les services aux particuliers (30,5%) et le commerce de détail (25%).
« Oui mais, comment on va payer ça ? Avec notre dette ? »

Tout le monde connaît la réponse : création d’un pôle bancaire central qui financera les dépenses de l’Etat par des prêts à taux nul ou quasi nul. Il n’y a aucune raison que le secteur bancaire privé continue à toucher des dizaines de milliards d’euros d’intérêts sur de la dette publique. Nous avons payé en trente ans plus de 1 300 milliards d’euros d’intérêts. Si nous avions emprunté à la Banque de France à 0% dans les années 70, nous n’aurions quasiment pas de dettes aujourd’hui.
Et en 25 ans, 10% de ce qui est produit dans notre pays est passé des poches des travailleurs à celles des actionnaires, cela représente 200 milliards d’euros par AN !!! Le front de gauche propose de les récupérer….
« Les TPE-PME mourront ».Non, au contraire. En moyenne, les entreprises de moins de 10 salariés sont taxés à 30% alors que les entreprises du CAC-40 le sont seulement à 8%. Donc, si on taxe les revenus du gros capital pour augmenter les salaires, cela se fera forcement au profit des petites entreprises. CQFD ! Par ailleurs, ce qui fait tourner les entreprises, ce n’est pas le fait qu’elles doivent payer plus ou moins de « charges ». Ce qui compte, c’est le carnet de commande. Dans cette optique, une augmentation des bas salaires fera respirer l’économie. Car, les salaires des classes populaires vont forcément à un moment ou un autre, se retrouver dans la consommation locale et ainsi faire tourner l’économie réelle (ce qui n’est pas le cas des hauts revenus qui partent bien souvent dans la bulle spéculative. Au total, moins de 2% des des opérations financières financent des opérations économiques réelles). En augmentant les bas salaires, on rentre ainsi dans un cercle vertueux dont vont forcément bénéficier les entreprises :

Augmentation des salaires -> consommation -> le commerce repart -> le carnet de commande se
remplit -> hausse du chiffre d’affaire -> l’augmentation des salaires n’est plus un problème.

L’augmentation du smic coute entre 10 et 15 milliards d’euros, une seule suppression d’une niche fiscale dans une grande entreprise rapporte 20 milliards et nous ferons en sorte que ce soit les grandes entreprises qui assurent le transfert et la compensation pour les petites entreprises qui permettra de digérer l’augmentation du smic, jusqu’au moment ou l’économie pourra le supporter.

Le programme du Front de Gauche répond à leurs deux principales difficultés. D’une part la relance de l’activité remplira leur carnet de commande. Et d’autre part le pôle financier public leur offrira un escompte à taux zéro ce qui leur redonnera la trésorerie vitale dont les banques les privent aujourd’hui.

(Vidéo: Jacques Généreux, un des économistes du front de gauche)
Les petits patrons : leur principal problème aujourd’hui, est-il le niveau du smic ? Ou le manque de clients ? Car, si les salaires étaient plus élevés, notre coiffeur n’aurait-il pas plus de clients, donc moins de soucis pour mieux payer son ou ses employé(s) ? Et notre boucher ? Notre boulanger ? Et la petite entreprise du coin ?Loin de ruiner leur entreprise, c’est ainsi bien l’augmentation du smic à 1 700 € – telle que le prévoit le programme du Front de Gauche « L’Humain d’Abord » – qui, au contraire, sauvera leur entreprise, bien plus sûrement que l’alignement des salaires sur ceux des pays pauvres ! Pour ce qui est des craintes sur la compétitivité avec l’étranger ne concerne pas le secteur des services comprenant la grande majorité des entreprises françaises.OUI le Front de Gauche a aussi ses économistes ! Ils ne sont pas moins compétents que tous ceux qui –
toujours les mêmes depuis des dizaines d’années – font à travers les grands médias, la promotion des politiques qui ont produit la plus grande catastrophe économique depuis un siècle, et vous disent que le SMIC à 1 700 € c’est impossible !

« Oui mais, tes smicards vont acheter des produits chinois, ça va augmenter le déficit commercial et ne pas augmenter le PIB. »Et bien, je rappelle que le programme du Front de Gauche propose plusieurs mesures de correction. Par exemple, une taxe kilométrique qui pénalisera les produits importés. Autre exemple : favoriser la réimplantation d’industries locales par la commande publique boostée par un plan de relance national. La possibilité offerte aux TPE et PME de répondre aux offres publiques contribuera aussi à cette relance.

10 % des effectifs des PME sont rémunérés au Smic. Cette proportion est de 24 % dans les entreprises de moins de 10 salariés. Comment leur permettre de faire face à cette augmentation ? « Il est important de considérer la mesure dans le cadre d’ensemble du programme du Front de gauche », relève Marion Cochard, économiste à l’Ofce. Très souvent, ces entreprises sous-traitantes se retrouvent dans des positions intenables à cause des stratégies des grands donneurs d’ordres, qui leur imposent leurs prix. En transformant cette relation, il est possible d’augmenter les marges des PME afin qu’elles absorbent cette hausse de leur masse salariale.
Selon les éditorialistes, le programme du front de gauche « couterait trop cher » mais ils ne prennent pas en compte les recettes prévues avec le programme du front de gauche et les dépenses de la politique actuelle…

 

Et rappelons que Mélenchon a aussi proposé de moduler les taux des charges patronales en fonction des entreprises.
Une entreprise citoyenne respectueuse des règles financières et sociales sera moins chargée qu’une grosse multinationale qui met son siège social dans un paradis fiscal. Enfin, un pôle de financement des entreprises nous permettra de ne pas nous heurter à un mur bancaire lorsque nous traversons des difficultés passagères. Le principe de la Caisse de Solidarité Productive est aussi envisagé, permettant, en prélevant un peu sur la trésorerie des très grandes entreprises, de parer aux intempéries économiques subies par les petites entreprises.
Le programme du Front de Gauche prévoit de rétablir la démocratie dans l’entreprise. Aujourd’hui, le code du travail a été détricoté et permet aux instances dirigeantes de faire comme bon leur semble. Rétablir la démocratie dans l’entreprise, c’est permettre aux employés de participer activement à la vie de l’entreprise, pas seulement de demander des comptes à leur patron quand quelque chose semble incohérent dans sa gestion. Et rappelons-le, dans une TPE, il n’y a pas de CE.
8 millions 200 milles personnes, dont 4,4 millions de femmes, vivent en dessous du seuil de pauvreté,
disposant de moins de 954 euros par mois. Cela représente 13,5 % de la population. La pauvreté touche 30 % des familles monoparentales et 2,4 millions d’enfants vivent dans ces ménages accablés par la pauvreté. Il y a proportionnellement plus de pauvres en France qu’en Slovénie, en République tchèque ou en Hongrie. Depuis 2006, à la veille de l’élection de Nicolas Sarkozy, leur nombre a augmenté de 345 000. Le smic à 1700 euros est nécessaire pour faire reculer la pauvreté ET pour relancer l’économie.
Ces smicards vont consommer l’argent qu’ils ont en plus, et cette consommation va générer la croissance dont nous avons besoin. Pour les patrons, combien de machines à laver, de réfrigérateurs, de téléviseurs ou d’ordinateurs vont t’ils vendre en plus ? A mon avis, bien assez pour compenser l’augmentation de salaires de ses salariés.
En résumé, d’un point de vue financier pour les entreprises, cette mesure va
apporter du chiffre d’affaires,permettre d’investir, de créer de nouveaux magasins et d’embaucher du monde qui va, à son tour, consommer. C’est un cercle vertueux.
A chaque fois que la gauche a arraché quelque chose dans ce pays, la droite disait : « Ce n’est pas possible ! ». On nous taxait d’utopistes. C’est vrai que ça devait faire rêver. Imaginez un peu, donner le droit pour les ouvriers de toucher un salaire en étant en congé ou bien malade, ou encore le droit de partir à la retraite avant la mort. Infaisable nous disaient-ils. Pourtant, les congés payés et la retraite à 60 ans ont été arrachés de dure lutte. Finalement, c’était possible non.
Je rappelle que le service de la dette qui nous effraie tant ne représente que 50 milliards par an. L’état a de quoi assurer la transition pour aider les entreprises en difficulté, notamment en favorisant le développement de l’économie sociale et solidaire. Les seuls perdants dans tout ça, seront ceux qui gagnent leur argent en dormant, ceux qui spéculent et qui ruinent la France en s’accaparant injustement les richesses et les intérêts de nos vies à crédits.
Mais ceux qui ne sont pas convaincus et qui veulent continuer comme aujourd’hui, on ne peut que leur dire qu’une chose : à la fin, c’est le peuple souverain qui décide. La réponse à la crise, c’est le partage des richesses. Le partage est la seule stratégie crédible et plausible, et c’est une issue par le haut. Nous on propose la planification écologique, la 6e république, le partage des richesses… Et actuellement, l’austérité ? Montrez nous un endroit où cette politique fonctionne ! Nulle part !
« La meilleure forteresse des tyrans, c’est l’inertie des peuple » disait Machiavel.
Le Front de Gauche est un outil et un programme que le peuple peut choisir de mettre en mouvement. Et, sachez le, si le peuple souverain le décide, tout ce qui est dans le programme du Front de Gauche sera appliqué ! La clef du succès, c’est l’implication populaire. Cela commence par chacun d’entre nous !
Les éditorialistes contre Mélenchon !
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